Les salariés de l’usine Smart d’Hambach (Moselle) ont accepté à 56 % de revenir de façon temporaire aux 39 heures, payées 37, en contrepartie d’une assurance sur le maintien de l’emploi jusqu’en 2020. Ce vote, auquel ont pris part 93 % des 800 salariés du site, a désavoué les trois syndicats (CFDT, CFTC et CGT), qui avaient fait campagne contre la proposition de la direction. Pour Dominique Seux dans LES ECHOS (page 10) « Le paysage est désormais tout à fait clair sur les 35 heures, et les forces en présence bien identifiées ». « D’un côté, la grande majorité des syndicats, le Parti socialiste et François Hollande excluent toute remise en cause frontale de ce totem. (…) De l’autre côté, il y a les salariés quand ils votent, l’opinion dans son ensemble (71 % des Français souhaitent que la durée du travail soit fixée dans l’entreprise), la droite et… Emmanuel Macron ».

Les résultats du vote chez Smart confirme « les limites de la représentativité des syndicats (trois sur quatre défendaient le « non ») » et « l’utilité d’une consultation directe des salariés », considère l’éditorialiste. LES ECHOS page 22.