Fortement impactés par le mouvement des Gilets Jaunes, qu’ils soient de centre-ville ou de périphérie, petits commerçants ou grande distribution, biens de consommation courante ou surfaces spécialisées, tous les secteurs du commerce et de la distribution ont souffert ces derniers mois et continuent de souffrir. Les ventes ont reculé de 30% en moyenne par rapport à l’année dernière, sur une période au cours de laquelle le chiffre d’affaire peut représenter jusqu’à 60% du volume annuel selon les commerces ! Pendant ce temps, les mastodontes de la vente en ligne, pour certains peu, voire pas fiscalisés en France, ont bénéficié de ces difficultés rencontrées par nos commerçants en engrangeant les commandes des français découragés par les obstacles et les manifestations. Il semblerait que le Gouvernement ait, sur ce point, décidé enfin d’agir en prévoyant une loi sur la taxation des GAFA, rétablissant un tant soit peu un peu de la justice fiscale attendue par les français mais aussi par nos TPE, PME et ETI nationales.

Je constate que les médias ont peu traités cette situation alarmante pour tout un pan de notre économie, distillant juste quelques chiffres de baisse d’activité, sans mesurer les terribles conséquences sociales à venir. Je nourris malheureusement la crainte que certains de nos commerces n’y survivent pas et viennent gonfler le lot des entreprises défaillantes au sein du Tribunal de Commerce…

Il est donc désormais urgent d’agir pour nos commerçants.

Ce ne sera certainement pas en constituant des cagnottes que l’on résoudra leurs problèmes. En revanche, si chacun d’entre nous, chefs d’entreprise, dirigeants, cadres dirigeants, sympathisants du monde patronal, nous décidions de boycotter en ce mois de janvier les grandes places de marché sur internet pour ne concentrer tous nos achats, qu’ils relèvent de notre sphère personnelle ou professionnelle, sur des commerces de proximité, alors nous contribuerions, modestement certes, mais avec sincérité et bienveillance, à témoigner notre solidarité avec les acteurs du commerce et de la distribution.

D’aucuns verront sans doute de la naïveté dans mes propos mais j’avoue l’assumer sans ambiguïté. D’autres y trouveront des relents de poujadisme, voire de nationalisme inapproprié. Je vous prie d’y voir simplement du patriotisme économique. Le nationalisme, c’est la haine des autres ; le patriotisme, c’est l’amour des siens. Si l’on tient à nos commerces locaux (sans opposer petits commerce et grande distribution), si l’on veut ne pas voir mourir les artisans des métiers de bouche, si l’on ne veut pas voir s’éteindre les centres villes et les centres bourgs, il convient d’agir, par une prise de conscience collective d’abord, mais par des faits concrets, des engagements, des achats bien réels chez nos commerçants. J’y prendrai ma part. Je vous invite tous à prendre la vôtre !

Sachant pouvoir compter sur votre sens de la solidarité patronale,

Samuel HERVE
Président MEDEF HÉRAULT MONTPELLIER

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Nous profitons de cet édito pour inviter tous nos adhérents qui rencontreraient des problèmes conséquents de la situation actuelle, de nous interpeller. Faites-nous remonter vos informations, vos difficultés >> info@medef-montpellier.com