Notre réussite économique réside dans trois facteurs.

Permettre aux entrepreneurs d’investir. Quand les organisations patronales réclament un choc fiscal ce n’est pas pour enrichir les entrepreneurs. Au contraire, c’est leur permettre d’investir massivement dans l’outil productif, la création d’emplois, l’innovation, l’export. C’est aussi permettre à certaines PME de pouvoir devenir des ETI, indispensables au maillage économique.

Ensuite, il faut renforcer la confiance accordée aux entrepreneurs. C’est la clef pour se projeter dans l’avenir. Et c’est dans l’ADN des entrepreneurs de prendre et d’assumer des risques. La confiance d’une société autant que la reconnaissance politique et sociale de la contribution des entreprises à la réussite collective sont indispensables !

Enfin, troisième clef qui est probablement la plus actuelle : c’est la responsabilité. Plus qu’une mode ou qu’un gadget, elle est un engagement de chacun !

Les chefs d’entreprise, de leur propre aveu, se sentent parfois peu ou mal aimés par leurs concitoyens. Il est impératif qu’on leur attribue de la considération pour qu’ils se sentent pleinement investis de la responsabilité qu’on veut bien leur accorder.

Il y aura toujours des critiques, du mépris parfois vis-à-vis des « patrons », de l’incompréhension même. Laissons de côté ces critiques. Il est urgent d’avancer, au cœur de la réalité économique et sociale, d’avancer en totale synergie avec toutes les parties prenantes (partenaires sociaux, pouvoirs publics et ONG…).

C’est un truisme que de dire que les mutations économiques, environnementales, technologiques et sociétales sont nombreuses. Elles n’en semblent pas moins inéluctables. On pointe moins souvent le rythme inouï auquel ces mutations s’opèrent. D’aucuns peuvent le regretter, s’en plaindre, s’en désoler, mais nous proposons à ceux-là de s’approprier cet adage : « ce qu’on ne peut empêcher, il faut le vouloir ».

C’est précisément cette vision positive que le MEDEF veut promouvoir. En effet, les entreprises, de toutes tailles, sont détentrices de solutions concrètes à ces mutations.

En modifiant l’objet social du MEDEF et en y introduisant l’objectif d’-agir ensemble pour une croissance responsable-, c’est notre raison d’être que nous mettons en avant. C’est un cap que nous fixons pour nos adhérents.

Parmi les enjeux d’extrême urgence, la transition écologique arrive en tête. Sur ce sujet, arrêtons de nous montrer du doigt les uns et les autres ! Nous faisons tous partie du problème, de la même façon que nous sommes tous, collectivement, détenteurs des solutions. Nous réclamons seulement de la visibilité : des objectifs mesurables, un calendrier réaliste et une fiscalité stable et incitative.

Les questions de mobilité et de logement pour les collaborateurs sont au cœur des préoccupations des entreprises. Aujourd’hui elles contribuent déjà à la mobilité à hauteur de 7 Milliards. Et il ne faut pas s’arrêter là : prime mobilité « domicile – travail », incitation au co-voiturage, développement du télétravail, contribution des entreprises à la politique du logement. Autant de pistes concrètes avancées par le MEDEF.

S’il est un autre défi que nous devons relever collectivement, c’est celui de contribuer, à la hauteur de nos capacités, à l’avènement d’une société plus juste, plus inclusive, puisant dans la différence et la diversité. Inclusion, mixité, diversité, formation et accompagnement des publics les plus éloignés de l’emploi… Là où nos besoins de main d’œuvre ne sont pas couverts, il nous appartient, en toute responsabilité, de faire changer notre regard sur la différence.

Pour illustrer le propos, nous lançons, aux côtés de FACE HÉRAULT, le Club des entreprises engagées dans l’insertion professionnelle et l’inclusion, sous le haut patronage de Monsieur le Préfet. L’objectif n’est pas d’attirer les projecteurs sur nous-mêmes. L’ambition est d’affirmer le rôle majeur de l’entreprise dans la cohésion sociale de notre pays.

Le vivre-ensemble ne peut pas être de la seule responsabilité des dirigeants d’entreprises. Ces derniers ne sauraient en revanche s’en désolidariser, au risque de prêter le flanc et de légitimer les critiques qu’on leur formule injustement.

Au MEDEF, nous savons pouvoir compter et nous appuyer sur la responsabilité et l’exemplarité des entrepreneurs. Par cette initiative, nous appelons ainsi toutes celles et ceux qui veulent s’engager à nous suivre et à rejoindre cette dynamique, au service d’une croissance toujours plus responsable, dans une société plus juste et plus solidaire.

Samuel HERVE
Président MEDEF HÉRAULT MONTPELLIER