« L’État est là depuis mars et continuera d’être à vos côtés. » Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du tourisme, en visite le 19 octobre au restaurant Mazerand de Lattes (Hérault), s’est montré rassurant envers les professionnels de la restauration, qui se sentent stigmatisés par la dernière mesure gouvernementale anti-Covid : le couvre-feu. « Nous réalisons les deux-tiers de notre CA (de 800 k€ en 2019, NDLR) le soir.
Nous serons donc ouverts uniquement le midi jusqu’à la levée du couvre-feu.
Il va falloir se réinventer. Nous réfléchissons à la vente à emporter. C’est une demande des clients », a confié à La Lettre M son hôte du jour, le maître d’hôtel Christian Mazerand, frère du chef Jacques Mazerand.

Cyril Meunier, maire de Lattes et nouveau président de l’office de tourisme de Montpellier Méditerranée Métropole, a pointé le risque que des restaurateurs et gérants de bars notent depuis plusieurs mois : « Les lieux de festivités se déplacent dans des lieux non-maîtrisés. » Et Jacques Mestre, président de l’Umih Languedoc-Roussillon, de se faire le porte-voix du monde de la nuit : « Dans les discothèques, il y a des gens qui contrôlent. Dans les appartements, on peut se laisser aller. » 

Jean-Baptiste Lemoyne a salué le « courage » des professionnels qui ont mis en place, avec le gouvernement, les différents protocoles sanitaires dont le dernier qui oblige les restaurants à tenir un cahier de rappel afin de conserver numéro de téléphone ou mail des clients. Il a ensuite fermé la porte à un couvre-feu commençant à 22h et non 21h comme c’est le cas depuis ce week-end, soulignant la nécessité de « se serrer les coudes » pendant quelques semaines pour « limiter les interactions » et tourner la page couvre-feu le plus rapidement possible.
Il a enfin rappelé que l’État avait débloqué, depuis le début de la crise, 18 Md€ pour soutenir la profession via le dispositif de l’activité partielle et le PGE. Sa version « saison », lancée début août pour les campings et autres entreprises saisonnières, a rencontré un relatif succès à ce jour : 175 sociétés touristiques en ont bénéficié en Occitanie. « Pour beaucoup, le PGE normal suffit », a commenté Jean-Baptiste Lemoyne pour La Lettre M.

Source : Lettre M