Il y a un an, presque jour pour jour, Emmanuel Macron adoptait sa première grande réforme pour relancer l’économie et favoriser le dialogue social dans les entreprises.

Le ministère du Travail a fait état d’un premier bilan de l’application des ordonnances : litiges en baisse, négociations en hausse, développement des accords d’entreprise dans les PME. « C’est bien le pari d’un changement culturel que nous faisions.

Et les premiers éléments que nous avons, quelques mois seulement après l’adoption des textes, sont encourageants », explique l’entourage de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail. En 2017, le nombre de procédures ouvertes aux prud’hommes a chuté à 127.000, soit une baisse de 15 % par rapport à 2016 qui comptait 150.000 procédures.

Pour Etienne Lefebvre dans LES ECHOS (page 7) « cette « déjudiciarisation » des relations entre salarié et employeur est salutaire ». « D’autant que pour l’heure, on n’observe pas de recours massif aux licenciements, alors que certains syndicats affirmaient que les employeurs n’attendaient que le plafonnement des indemnités pour se séparer de nombreux salariés », note-t-il. En outre, « on constate une progression importante des embauches en CDI », relève l’éditorialiste. Selon lui, « la conjoncture joue évidemment son rôle, (…) mais l’argument du frein à l’embauche que constituait la menace des prud’hommes joue sans doute également ». L’OPINION page 4, LES ECHOS page 2