Des inquiétudes certes, mais aussi de réelles opportunités de changer les usages…

Le MEDEF Hérault Montpellier a réuni ses adhérents le 11 avril dernier pour décrypter le projet de loi pour la « liberté de choisir son avenir professionnel ».

Jean-Marc OLUSKI, 1er vice-président du MEDEF Hérault Montpellier a commencé la rencontre en précisant que « cette réforme est un changement total de paradigme (…) Désormais, on ne parle plus de formation mais de gestion des ressources humaines ».

Samuel HERVE, Président du MEDEF Hérault Montpellier a lui aussi précisé que « même s’il y a des inquiétudes légitimes…cette réforme est bien là et il va falloir se l’approprier, ce à quoi le MEDEF va s’atteler pour (…) aider ses adhérents ». « La formation professionnelle est un élément de compétitivité pour les entreprises et un enjeu d’employabilité pour les salariés » « on peut s’étonner d’une forme de « nationalisation » du système, avec la place prépondérante prise par l’Etat qui altère le paritarisme historique, mais aussi avec la collecte via l’URSSAF renvoyant l’image d’une taxe plutôt que celle d’une contribution ».  « Le MEDEF s’est toujours mobilisé pour que la formation professionnelle soit vue par les chefs d’entreprise comme un investissement plutôt que comme une taxe ».

Sigrid GARDEUX, responsable emploi formation du MEDEF Occitanie a passé en revue les grandes lignes de la réforme et a précisé à chacune d’elles, la position du MEDEF. Les points clefs de la réforme sont « la rénovation du compte personnel formation, le conseil en évolution professionnelle (CEP) désormais mis en concurrence, une nouvelle définition de l’action de formation ainsi que le principe de qualité, le nouveau rôle des OPCA qui deviennent « opérateurs de compétences », la création de l’Agence France Compétences avec une gouvernance tripartite, les circuits de financement de la formation continue… ».

« Le salarié devient davantage acteur de son parcours : le dialogue social entre le salarié et l’entreprise, dans une démarche de co-construction, est au cœur de ma réforme. Le choix d’une individualisation totale des droits du salarié et leur évaluation en euros, devrait, selon Sigrid GARDEUX, rendre plus difficile cette co-construction. Le MEDEF a notamment qualifié cette décision « d’erreur majeure ». En revanche, le MEDEF est favorable à la fusion du CIF et du CPF en un seul dispositif plus clair pour les salariés. Le MEDEF se satisfait de la suppression des listes CPF, ce qui va permettre un accès plus lisible ».

Concernant l’apprentissage, on passe d’une « logique de subvention » à une « logique de paiement au contrat » afin de mieux répondre aux besoins des entreprises sur les territoires. Les inquiétudes sont nombreuses de la part des adhérents notamment sur la mise en œuvre, les circuits de financement et particulièrement sur la période de transition.

En conclusion, JM OLUSKI a précisé qu’il fallait voir « cette réforme comme une opportunité » et qu’il faut la lier « à la réforme du dialogue social, conséquence de la réforme du code du travail ». « Il va falloir, collectivement, nous saisir de cette nouvelle façon de gérer la formation…donc de manager nos collaborateurs ». « Le défi est de taille pour les branches professionnelles qui vont devoir co-construire un nouveau modèle ».

Le MEDEF Hérault Montpellier vous informera de l’avancement de cette réforme et organisera d’ici la fin de l’année d’autres réunions. Sandrine BIGNOLI, présidente de la commission Education Formation du MEDEF Hérault Montpellier, à l’origine de l’organisation de la soirée du 11 avril, promet d’autres rendez-vous qui seront « pratiques, concrets et basés sur des exemples ».